4. La signification: un genre d’action.

Cândida Jaci de Sousa Melo - Université du Québec à Montréal

candida_jaci@yahoo.com

 

Beaucoup de philosophes de l’esprit et du langage sont d’accord avec les idées générales d’Austin et de  Grice sur la signification. Selon Austin, tout agent qui utilise le langage afin de signifier quelque chose produit des signes avec l’intention d’accomplir des actions bien particulières qu’il appelle actes illocutoires. La signification est la propriété en vertu de laquelle de simples énonciations constituent des tentatives d’accomplir des actes illocutoires. Chez Grice, la signification dépend des intentions du locuteur. Celles-ci sont des intentions de produire certains effets (des attitudes propositionnelles) chez l’auditeur. Ainsi, la signification a franchi le seuil de la philosophie du langage et est entrée dans le terrain de la philosophie de l’esprit.  Elle est devenue une propriété intentionnelle chez Searle et bien d’autres. 

Toute analyse adéquate de la signification doit reconnaître que l’esprit et le langage sont liés. L’esprit a besoin du  langage pour décrire et agir dans le monde. Le langage a besoin de l’intentionnalité pour qu’il y ait signification. Je pense aussi que pour signifier les agents doivent avoir certains types d’états mentaux (surtout des intentions) et également faire certains actes de pensée (notamment des tentatives d’accomplir des actes illocutoires). L’objectif de ce travail est d’approfondir l’analyse en déterminant la nature propre à la signification : Est-elle juste un état ou une action de l’esprit? J’argumenterai que les tentatives d’accomplir des actes illocutoires sont elles-mêmes des actions intrinsèquement intentionnelles.

 

Doutoranda em Filosofia pela Université du Québec à Montréal – Filosofia da Linguagem.

 

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